Au Rajasthan, en Inde, une école hors du commun forme hommes et femmes venant de milieux ruraux, illettrés pour la plupart, pour devenir ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propres villages.
C’est l’Université des va-nu-pieds, et son fondateur, Bunker Roy, explique sur cette vidéo comment ça marche.
Sous-titres français de Timothée Parrique et Elisabeth Buffard.
Un groupe de jeunes Français se lance un challenge : l’Afrique de l’Ouest à vélo, un projet et une expérience vraiment riches ! Ils partent plusieurs mois et ont prévu une longue pause à mi-parcours. Cette pause sera l’occasion de se reposer, de partager des moments forts avec la population locale et pourquoi pas de les aider.
Le moment venu, l’équipe s’installe donc dans un village. Rapidement, le syndrome de l’homme blanc apparaît : les jeunes se sentent chez eux, complètement « intégrés » à la population, ils sont comme des rois et apportent de petites solutions à des problèmes bénins, ce qui engendre de la part de la population une certaine admiration et de la confiance. Plus le temps passe, plus l’admiration est forte et plus des liens se créent avec les habitants, à tel point que ces jeunes veulent vraiment les aider. Ils décident alors d’enquêter…
En observant et en discutant, ils comprennent que l’enjeu principal dans ce village est d’ordre médical. Beaucoup de gens ont des problèmes de vue et de respiration. Le diagnostic des cyclistes est simple (même si aucun d’entre eux n’a de connaissances médicales particulières…) : les habitants dorment dans des huttes où ils font également la cuisine, et c’est la fumée du feu de bois qui engendre ces problèmes.
L’homme blanc se sent alors maître : il a trouvé ! La solution est simple (ils se demandent même pourquoi personne n’y a pensé avant… « manque d’éducation » sans doute) : « Pourquoi ne feriez-vous pas comme les indiens ? Faire un trou à la pointe du toit ? » L’homme blanc a trouvé une solution propre à son pays, avec son mode de pensée et son éducation. De là, la population, tellement heureuse d’avoir pu trouver une solution, se met au travail. Bien évidemment, nos jeunes gens apportent fièrement leur aide à cette entreprise !
Mais les habitants des petits villages reculés oublient parfois d’où proviennent leurs savoir-faire et pourquoi ils font certaines choses et pas d’autres, comme par exemple, dormir en présence de fumée. Les expériences se vivent, on en tire des conclusions, on s’adapte, au fil du temps, des années, des décennies et l’on en oublie l’origine…
De nombreux mois après, nos jeunes cyclistes, comme promis, sont de retour. Mais le village n’existe plus, tous les habitants sont morts ou ont fui. Pourquoi ? A cause du paludisme… La fumée du feu de bois empêchait les moustiques d’entrer. Absence de fumée égal à attaque des moustiques égal à propagation fulgurante du paludisme égal à décès.
Extrait de Volontourisme ou tourisme humanitaire, par Vincent Dalonneau
Photo extraite d’Afrique à vélo
Les professionnels de différents secteurs sont souvent confrontés à un décalage entre les principes d’égalité des sexes inscrits dans leur démarche et des pratiques ou demandes de leur public qui semblent remettre en question ceux-ci.
Comment défendre les principes d’égalité, d’autonomie et de soutien à l’émancipation tout en gérant positivement des conflits liés à la coexistence de modèles de genre différents et en assurant la promotion d’un espace public neutre, pluraliste et égalitaire ?
Cette formation permet de découvrir des approches et des modes de gestion susceptibles d’améliorer la capacité à promouvoir l’égalité de genre.
Les concepts et outils sont abordés à travers des mises en situation, débats en sous-groupes, exercices individuels et jeux de rôles…
Les participants sont aussi amenés à échanger sur leur pratique professionnelle et vécus personnels, notamment dans le cadre d’exercices de soutien mutuel dans une approche interactionnelle et stratégique.
Professionnels des secteurs social, socio-culturel et public : animateurs, éducateurs, coordinateurs et tout personnel exerçant une fonction au sein d’une équipe ou en relation quotidienne avec le public.
La formation aura lieu les 19, 20 et 26 avril 2012, plus une journée à définir avec le groupe, en fonction des projets, à ITECO 2, rue Renkin - 1030 Bruxelles.
Prix : 60 euros par inscription individuelle ; 100 euros inscription « parité » (un homme / une femme d’une même institution).
Maximum 15 participants.
« Toi qui veux sauver la Terre, choisis donc le nucléaire. Par la mer ou par les airs, répands-le dans l’atmosphère. Au pays des éoliennes, on a besoin de vent. Au pays des barrages, on a besoin de l’eau. Au pays du pétrole, on a besoin d’argent. Et moi dans ma centrale, j’ai tout ce qu’il me faut... »
Le tube des nouveaux AC/DC (Artistes chanteurs de la droite conservatrice) qui cartonne sur la toile ne laisse pas planer le doute : l’avenir de la chansonnette, après The Voice et avant l’Eurovison, passe résolument par Mol et Tihange en Belgique et, en France, par les frontières des pays voisins :

81% des personnes interrogées sont favorables à un maintien de l’aide à son niveau actuel ou à son augmentation, contre 18% souhaitant qu’elle baisse, elles réclament aussi que la France lutte prioritairement contre la corruption dans les pays en développement (49%) afin de s’assurer que l’aide atterrisse dans les bonnes poches et serve les populations qui en ont réellement besoin.
Par ailleurs, 73% des sondés estiment que l’aide au développement doit aller en priorité à l’Afrique, et 22% seulement s’estiment correctement informés sur les enjeux de développement et les aides qui y sont associées, 46% souhaitant en savoir plus sur les résultats obtenus grâce aux projets de développement et 36% réclamant plus de détails sur ces projets.
Si l’aide a permis des progrès majeurs dans certains domaines, l’information sur les résultats obtenus sort rarement des cénacles de spécialistes : peu de gens savent par exemple que plus de 500 millions de personnes ont été équipées de moustiquaires contre le paludisme au cours des deux dernières années seulement et 46,5 millions d’enfants supplémentaires ont été scolarisés en Afrique entre 1999 et 2008.
Des chiffres souvent méconnus, mais les Français sont néanmoins conscients des enjeux auxquels doivent faire face les pays en développement : les crises politiques internes (49%), les crises alimentaires, la sous-nutrition ou la malnutrition (47%) et les problèmes de santé publique, les maladies et les épidémies (41%) sont les trois premiers défis cités.
Si une majorité de personnes interrogées (65%) considère que l’Onu est la mieux placée pour améliorer la situation des pays en développement, devant les Etats (32%), les ONG (29%), l’Union européenne (21%) ou les entreprises privées (16%), la confiance de nos concitoyens se porte avant tout sur le travail des ONG (77%), devant l’Onu (70%) ou l’Union européenne (57%) et très loin devant l’action des Etats.
Les sondés critiquent aussi les multinationales des pays du Nord, accusées de s’accaparer, avec le soutien de leurs pays, les différentes ressources des pays du Sud -énergétiques, alimentaires ou encore main-d’œuvre.
Ce sondage, qui révèle les préoccupations des Français à quelques semaines du premier tour de la Présidentielle, est à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant, parce que, tiraillés par la crise, les Français ne se laissent pas entrainer sur la voie du repli sur soi : ils veulent une France dynamique et actrice du changement sur les questions de solidarité internationale. Lucides sur les difficultés des pays en développement et sceptiques sur le bien-fondé de l’aide française, ils demandent plus de transparence sur l’utilisation de leurs impôts et, plus largement, réclament (à 49%) que la France s’engage activement contre la corruption dans les pays pauvres.
L’enquête a été réalisée en ligne du 22 au 26 mars 2012 auprès d’un échantillon de 1377 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus.
Lire l’article de Guillaume Grosso sur le site du Huffington Post
Depuis le 22 mars 2012 et le renversement du président Amadou Toumani Touré par un groupe de militaires putschistes, le Mali est plongé dans l’incertitude. Les mutins croyaient avoir partie facile ; ils sont à présent en fâcheuse posture. Après Gao , les rebelles Touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad ont pris le contrôle de la ville de Tombouctou.
Pris de court par l’avancée des Touaregs, le chef de la junte, Amadou Sanogo, avait annoncé un peu plus tôt le rétablissement de la Constitution, tout en promettant la mise en place d’organes de transition en vue d’élections apaisées, libres, ouvertes et démocratiques. Mais dans le nord du pays, la situation s’aggrave pour les habitants.
Depuis janvier, près de 200 mille personnes auraient été contraintes de fuir en raison des combats. Même à Bamako, la capitale, le climat se détériore. Le coup d’Etat est condamné à l’échec, si bien que le Quotidien d’Oran, conclu, alarmiste : Les groupes terroristes d’Al Qaida Maghreb islamique sont tout simplement en train de conquérir le pays.
Extrait du Monde.
Frères des hommes-France organise une journée d’échanges autour de la question de comment faire de l’éducation au développement et à la solidarité internationale dans la rue. Celle-ci se déroulera le samedi 14 avril 2012 à la Résidence internationale de Paris (44, rue Louis Lumière, Paris 20ème) de 9h30 à 17h.
Discussions, débats butinés, expérimentation dans la rue et partage d’outils seront à l’ordre du jour. Un programme détaillé sera communiqué mi-mars.
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