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Liberté d’expression : Champ miné ou terre promise ?

Ses progrès en matière de démocratie en font figure d’exception dans les pays du Maghreb. Mais le Maroc n’en demeure pas moins un pays où la liberté d’information souffre de restrictions notables, par Andrés Patuelli

Le roi Mohammed VI n’est arrivé que deuxième dans un sondage de l’hebdomadaire indépendant marocain Al Jarida Al Oukhra, visant à élire « l’homme le plus influent du Maroc en 2005 ». La première place est allée à Driss Benzekri, président de l’Instance Equité et Réconciliation, IER, qui tente de faire la lumière sur les années sombres du régime d’Hassan II, décédé en 1999. La publication des résultats du sondage, fin 2005, a été l’objet de critiques de la part du gouvernement et de certaines personnalités proches du pouvoir, bien relayées par de nombreux médias. Ceci n’a pour autant entraîné ni l’interdiction du titre ni des poursuites judiciaires à l’encontre de ses responsables [1].

Est-ce un signe des « progrès démocratiques » vécus par le Maroc depuis l’avènement de Mohammed VI, en 1999, salués par certains gouvernements et médias européens ? Début janvier 2006, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel qualifiait le processus marocain de « révolution tranquille ». Toujours en janvier, en Belgique, le ministre-président de la région flamande, Yves Leterme, estimait que les orientations du roi dans le domaine des droits de l’homme confirmaient l’engagement du royaume chérifien « dans un processus irréversible vers la consolidation d’un Etat de droit ».

Reporters sans frontières (RSF) se montre bien plus sceptique à cet égard [2], affirmant au contraire que la situation de la presse au Maroc reste « difficile ». Dans son dernier rapport (2005), cette organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde soutient que, suite à « la nouvelle loi antiterroriste adoptée dans la foulée des attentats du 16 mai 2003, la tendance sécuritaire s’est renforcée », engendrant de nombreuses inculpations de journalistes. En 2006, les mauvaises nouvelles se multiplient. Ainsi, en février dernier, RSF a ajouté le Maroc à sa liste des « pays cybercenseurs », depuis le blocage, par le gouvernement marocain, des sites sahraouis proches du mouvement indépendantiste Front Polisario [3], mouvement qui réclame l’indépendance du Sahara occidental, annexé par le Maroc en 1975. RSF dénonce également les sentences « démesurées » prononcées, en février dernier, contre des journalistes des magazines indépendants Journal hebdomadaire et Tel Quel, dans le cadre de procès pour « diffamation » [4]. D’après RSF, il est clair qu’à travers ces sentences, « la justice veut faire taire » des publications indépendantes du Maghreb, « où la presse est trop souvent aux ordres du pouvoir ».

Par ailleurs, poursuit RSF, d’après une enquête réalisée par le chercheur en communication Saïd Mohamed, en collaboration avec la Fondation allemande Friedrich Ebert et le Syndicat national de la presse marocaine, « huit journalistes sur dix ne se sentent pas libres d’écrire sur tous les sujets ». Les thématiques désignées par la profession comme étant les plus difficiles à traiter sont les affaires politiques, notamment celles concernant les membres du gouvernement. « Dans ces conditions - s’interroge le rapport - comment un débat sur les affaires publiques peut-il avoir lieu si les journalistes ne peuvent pas critiquer les actions de certaines personnalités publiques ? »

Le Maroc serait-il donc une « démocratie de façade » ? Ou sa liberté de presse représente-t-elle, au contraire, une exception par rapport aux autres pays du monde arabe ? Pour en parler, Antipodes a rencontré deux journalistes marocains ayant des rapports fort différents avec le pouvoir : Ahmed Benchemsi, directeur de l’hebdomadaire Tel Quel, et Saïd Jedidi, rédacteur en chef des informations en espagnol à la Radio-télévision nationale marocaine.

La cour d’appel de Rabat a confirmé, mardi 18 avril, la condamnation contre Le Journal hebdomadaire, qui devra verser 3 millions de dirhams (270 mille euros) pour diffamation à l’encontre d’un centre de recherche européen basé en Belgique. Cette sentence met en péril l’existence même du magazine. Le Journal hebdomadaire, l’un des grands tirages de la presse marocaine francophone, avait mis en doute l’impartialité d’une étude très sévère à l’encontre du Front Polisario, le mouvement indépendantiste du Sahara occidental (AFP).

Par ailleurs, la cour d’appel de Casablanca a condamné deux autres journaux à verser chacun 250 000 dirhams (22 522 euros) de dommages et intérêts à la directrice d’une association d’aide à l’enfance en difficulté, dans une affaire de diffamation. - (AFP.)

D’après Le Monde du 28 avril 2006, le cousin du roi Mohammed VI, le prince Moulay Hicham, a offert de régler la somme (3 millions de dirhams) afin que le journal puisse "préserver sa liberté". Celui que ses opinions progressistes ont fait surnommer le "prince rouge" - troisième dans l’ordre successoral au trône - prend soin de préciser que son initiative s’inscrit "dans le cadre d’une relation d’homme à homme" et qu’elle "n’interfère en rien avec leurs professions et activités respectives".

[1] Voir « Homme de l’année : critiques d’un sondage plaçant le roi en deuxième position », Le Monde, 31 décembre 2005

[2] Voir lesite de RSF

[3] Il s’agit notamment du site de l’Association de soutien à un référendum libre et régulier au Sahara occidental (ARSO), rendu inaccessible au Maroc depuis le 21 novembre. RSF indique que « ces sites dénoncent la domination marocaine sur le Sahara occidental et encouragent l’organisation de manifestations, mais ils n’appellent pas à la violence ». En septembre 2005, l’ARSO avait diffusé sur son site les photos de prisonniers sahraouis détenus dans des conditions extrêmement pénibles à la prison d’El Ayoun, chef-lieu de la région.

[4] D’après le journal espagnol El Mundo, la plainte ayant conduit à la condamnation du Journal Hebdomadaire a été déposée par le ESCIC, un « obscur centre de recherche », basé à Bruxelles, suite à la publication d’un dossier mettant en cause l’objectivité d’une étude effectuée par cet institut sur le Polisario. Voir la reprise de l’article dans le Courrier International n° 799 (23 février 2006). Quant à la sentence contre Tel Quel, l’amende infligée « correspond à plus de cinq fois le montant maximal mentionné dans le code de la presse en cas de diffamation », a déclaré RSF.

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  • 7 septembre 2009 19:33, par Balsaux

    Me. M. le Rédacteur en Chef, Communiqué juridique au public Respecter le grand âge .-

    Quand les victimes de tout acte conscient de mauvais traitements, d’anxiété, souffrances, dégradation de la personnalité, petits larcins, agressions, harcèlements, perturbation mentale, stress, perte des moyens physiques, psychiques, financiers ou de fraudes veulent déposer plainte… …Particulièrement à 60 ans et plus, elles ont intérêt à se faire ausculter d’abord par un neuropsychiatre qui attestera par écrit leur bonne santé mentale. Ce qui leur évitera d’être par la suite trop fréquemment soupçonnées par diverses autorités de débilité mentale, voire placées sous tutelle plutôt que d’être entendues ! APIA asbl propose des centaines de témoignages disponibles dans un document gratuit traitant de telles nuisances et cite diverses solutions, sans bourse délier, depuis 15 ans . Tél + Fax, 04 250 43 31 contact @ : www.apia-senior.be

    Matières à réflexion.- Article 422bis< LOI 06-01-1961 ? ART.1>/ Sera puni d’un emprisonnement de huit jours à un an et d’une amende de 50 à 125€ ou à l’une de ces peins seulement, celui qui s’abstient de venir en aide ou de procurer une aide à une personne exposée à un péril grave, soir qu’il ait constaté par lui-même la situation de cette personne, soit que cette situation lui soit décrite par ceux qui sollicitent son intervention. Le Parquet reçoit votre plainte dont vous conservez copie datée et remplit une attestation de réception de cette plainte qui sera utile pour vous informé des suites données par le Procureur du Roi, voir obtenir des dommages et intérêts.

    COURRIER WEB & POSTAL - Protection de la vie privée (A.R.de 1992 à 2007) : La loi s’applique dès qu’une personne ou une organisation traite (collecte, conserve, transmet,...) des données à caractère personnel (écrits, sons, images, ...) se rapportant à une personne identifiable ou identifiée.

    Sincères salutations, R.Balsaux

    Voir en ligne : Libertés


  • 15 octobre 2009 15:01

    Merci pour cette information, ainsi que pour contacts car un jour ou l’autre j’en aurai sans doute besoin.

    Voir en ligne : mininova org


  • 15 octobre 2009 15:03

    Cette article a retenu toute mon attention. Merci au rédacteur de l’avoir partagé avec nous.

    Mininova org - > http://www.1001actus.com/telecharge...

    Voir en ligne : mininova


  • 17 octobre 2009 13:23, par Balsaux

    Madame, Monsieur le Rédacteur en Chef,

    Les communiqués de préventions que nous avons développés avec votre aimable collaboration révèlent une désespérance de plus en plus révélatrice chez de nombreuses personnes de plus de 50 ans. Le succès que constitue l’écoute de ces femmes et hommes aux abois et surtout la possibilité de les aider bénévolement à éviter les pièges de la vie en orientant leurs besoins vers des solutions gratuites dont ils ignorent l’existence, tout cela nous incite à persévérer en vous remerciant, avec l’aide de votre information R.Balsaux, président de l’APIA asbl

    Les maisons de repos ne sont plus des mouroirs

    Encore faut-il que le choix et les conditions soient bien réfléchis. Une négociation difficile, voire périlleuse quand le nombre de lits disponibles, de personnel et des inspections est souvent insuffisant.

    “ Trop de gens commandent par téléphone, une chambre à la dernière minute. Les déboires suivent après ! ”

    LA FORME PHYSIQUE RESTE IMPORTANTE A TOUT AGE : Attachez une personne, quel que soit son âge, dans un fauteuil ou sur un lit, avec obligation de déféquer dans un lange et après trois mois de ce régime, vous obtiendrez un légume.

    APIA asbl à l’écoute des résidents, de leur famille et des visiteurs vous propose gratuitement une réflexion qui pourrait clarifier votre choix : Tél. 04 250 43 31

    www.apia-senior.be et 13 rue des Eglantiers 4460 Grâce-Hollogne.

    Voir en ligne : les maisons de repos ne sont plus des mouroirs


  • 8 mars 2010 18:32, par Balsaux

    PRIVATION DE LIBERTE La mise sous tutelle et l’administration doivent être abordées avec circonspection ! Car elle porte atteinte à la liberté de l’individu de choisir sa manière de vivre et de gérer ses biens à sa guise. Pour cela, on fait le plus souvent appel à la psychologie, qu’elle soit scientifique, empirique ou tout simplement intuitive, parfois venant d’un ignorant décidant à votre place selon ses aspirations. En fait, la psychologie analyse votre comportement selon des critères établis par “l’analyste”, sans enquête approfondie, sans nécessairement répondre aux droits élémentaires de tout homme, de la manière qu’il veut vivre sa vie, pour autant qu’il ne porte pas préjudice aux droits d’autrui. Rappelons que presque toujours les gens qui ont quelques biens courent ce risque qui épargne les sans domiciles fixes. Par contre, le neurologue et le psychiatre parfois les deux à la fois, sont seuls en mesure médicalement de déceler la dangerosité d’un individu, la maladie ou la démence et parfois d’y apporter une solution provisoire ou permanente, sans nécessairement le priver de sa liberté, même si elle doit être surveillée. Mettre une personne sous tutelle et l’enfermer pour la protéger de la violence, des abus et de la maltraitance, sans autre mobile sérieux, est proprement scandaleux. C’est une forme de paternalisme dont la victime est considérée comme la coupable. Tout autant que de l’empêcher de partager comme elle l’entend son épargne avec ceux qui lui prodiguent visites, amour, soins et serviabilité. Car on en connaît beaucoup de ces petits vieux à qui les héritiers veulent prendre tous, sans rien donner. Sans les avoir visités depuis des années. Leur laissant même ignorer qu’ils ont des petits-enfants. Par contre ces descendants se rebifferont quand la tutelle exigera d’eux, sans justification, de partager les frais de l’entretien et des soins, allant jusqu’à leur envoyer l’huissier. LA CAPACITE EST LA REGLE ; L’INCAPACITE EST L’EXCEPTION rappelle la Maison des Notaires de Namur.

    Voir en ligne : Privation de liberté