ITECO - Centre de formation pour le développement et la solidarité internationale

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Rapport d’activités 2007

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Table des matières

ITECO en 2007

- ITECO, c’est une équipe de quatorze personnes qui y ont travaillé au cours de l’année, pour un équivalent d’un peu plus de neuf temps pleins. Deux stagiaires ont aussi contribué à l’activité d’ITECO.

- Ce sont dix-sept réunions d’équipe, trois mises au vert de deux à trois jours chacune, une coordination intersecteur, des groupes de travail qui ont alimenté la réflexion et qui ont permis de concrétiser le programme d’activités d’ITECO.

- 2007, ce sont 35 sessions de formation s’adressant à 664 participants et demandant 114 jours d’intervention.

- Ce sont 77 jours d’accompagnement méthodologique.

- Ce sont 36 jours d’évaluation.

- C’est une quarantaine de jours d’intervention en France, en Espagne, en Allemagne, au Luxembourg.

- Ce sont quatre numéros d’Antipodes et la réorganisation des outils pédagogiques mis en ligne sur ce site.

- Ce sont 13 mille visites par mois sur ce site et des réponses à des centaines de demandes d’information.

- C’est un travail en réseau avec Polygone, avec le Deeep, avec Acodev, avec « Regards croisés éducation au développement et éducation à l’environnement », avec des acteurs de l’éducation populaires tant au Nord qu’au Sud

- C’est l’implication de toute l’équipe pour répondre aux demandes d’orientation par courrier, par le site, par téléphone.

Quelques tendances

Tout en conduisant les activités prévues dans le Plan quinquennal et dans le programme d’éducation permanente, 2007 a été marqué par la construction des projets à venir de 2008 à 2010.

Point de départ : le travail de diagnostic, suivie de la redéfinition de la vision et de la mission d’ITECO, l’équipe a défini les objectifs du nouveau cadre stratégique et les activités à réaliser au cours des trois ans à venir.

Marquant la fin du programme quinquennal de la DGCD, cette année sert aussi à approfondir les concepts et les processus de mise en œuvre de l’évaluation des actions.

Diagnostic et apprentissage

Lors de l’analyse du Programme quinquennal précédent, ITECO a identifié une série de tensions présentes dans le travail au quotidien, qu’il s’agisse du travail en interne, ou en prise avec les différents publics. En analysant ces tensions, nous en avons tiré les diagnostics et les apprentissages suivants :

- A propos des demandes et des attentes du public

Dans les activités de formation, on rencontre plus qu’avant des participants à la recherche d’une valorisation professionnelle et d’une qualification technique, ce qui est parfois en décalage avec les missions d’éducation socio-politique des formations. Nous souhaitons mettre en œuvre de manière plus suivie et plus rigoureuse la procédure d’inscription et de sélection des participants aux formations afin que les participants correspondent de plus près aux critères de participation.

L’approche de certains participants, voire de certaines demandes, reste individuel, sans visée collective. Bien que l’ensemble des processus et des outils utilisés cherche à introduire la dimension du contexte ainsi que le rapport au politique, ITECO renforcera cette approche, en particulier vis à vis du public des travailleurs sociaux.

- A propos des demandes des organisations

Certaines institutions négligent de prévoir une démarche volontaire de la part de leurs membres dans leur participation à une formation demandée ; ceci amènera ITECO à préciser formellement ce cadre volontaire.

L’équilibre entre les formations programmées et les formations à la demande est un objet constant d’attention. Cet équilibre est évolutif : répondre à une demande de formation peut conduire à la création de modules de formation, faisant profiter l’expérience acquise à d’autres publics.

Comme on le verra dans la description des différents objectifs spécifiques, les demandes de formation ou d’accompagnement en provenance des pays du Sud sont de plus en plus fréquentes tandis que l’accès sur le territoire belge est de plus en plus difficile. Ceci amènera ITECO à expérimenter des formes d’organisation associées à de nouvelles modalités de formation. Ces futures pratiques ancrent la démarche d’éducation au développement dans un processus d’interactivité entre le Nord et le Sud -comme cela a aussi été le cas à travers le réseau Polygone-, en même temps qu’elles répondent à ces demandes.

Les délimitations entre accompagnement pédagogique et évaluation sont parfois mal comprises et les demandes ne sont pas toujours bien définies. ITECO réitère son choix de proposer un processus d’apprentissage fondé sur une démarche participative et collective. Cela n’empêche pas de répondre à certaines demandes d’évaluation classiques ; elles seront cependant traitées hors du programme DGCD.

Les demandes de nature pédagogique cachent souvent un ou des problèmes institutionnels. Sans négliger les questions pédagogiques, ITECO souhaite se doter davantage de références et d’outils d’analyse institutionnelle afin de pouvoir mieux mettre en évidence et traiter ces questions.

De nombreux acteurs de changements sociaux qui demandent à être accompagnés ne disposent pas toujours de moyens permettant d’avoir accès aux interventions d’ITECO. Ceci implique une recherche de moyens financiers et des choix budgétaires permettant de travailler avec ces publics.

- A propos des outils pédagogiques

Les activités de formation et la diffusion des outils d’ITECO, réalisées les années précédentes, amènent les participants à rechercher des supports actualisés ou renouvelés. Ceci implique la prise en compte dans le programme à venir de la formalisation de nouveaux outils, comme la mise à jour régulière de l’existant.

Dans certain cas, en particulier en ce qui concerne les outils pédagogiques accessibles via le site, l’attrait de l’aspect « technique » des outils d’animation prend le dessus et ils peuvent alors être utilisés en négligeant ce qui leur donne du sens. L’accès via le site devra alors être pensé pour expliciter les modes d’utilisation et insister sur les objectifs visés.

Approche de l’évaluation

La gestion axée résultat apparaît comme la nouvelle panacée alors que tous les acteurs de l’éducation au développement la considèrent comme inadaptée à leur activité. ITECO intensifiera ses activités pour renforcer une approche de l’évaluation envisagée comme un processus formatif et participatif, tenant en compte la spécificité des processus éducatifs et proposant des instruments adaptés à ceux-ci.

Ces différents apprentissages ne mettent pas en doute la pertinence et la portée de nos actions mais nous permettent d’affiner celles-ci afin de mieux répondre aux défis soulevés par un contexte en mutation. Ils nous amènent à revalider notre objectif général qui cherche à « contribuer au renforcement des capacités des acteurs sociaux à développer des actions mobilisatrices, porteuses de changements individuels et collectifs en vue de la construction d’un monde plus juste, dans lequel ressources et pouvoir sont équitablement répartis ».

Objectifs du programme

Notre diagnostique a confirmé l’intérêt de renforcer nos quatre modalités d’action : formation, accompagnement pédagogique, travail en réseau et capitalisation-recherche-action. Un accent plus particulier sera mis sur la dernière modalité pour répondre aux attentes des publics qui ont déjà bénéficié des apports d’ITECO les années précédentes et pour nous positionner en regard de l’évolution de la Coopération technique belge et du programme Annoncer la couleur.

La construction du programme pour répondre à ces différents défis a été déclinée en objectifs stratégiques et spécifiques de la manière qui suit :

Objectifs stratégiques 2008-2013

- Renforcer les acteurs sociaux dans leurs capacités d’analyse sociopolitique des enjeux du développement, des modèles culturels dans lesquels ils s’inscrivent et des rapports de forces qui en découlent.

- Contribuer à l’amélioration de la qualité et de l’impact des actions éducatives menées par les acteurs sociaux en termes de mobilisation de la société.

- Faciliter le travail en partenariat entre différents acteurs sociaux, du Nord et du Sud, entre le Nord et le Sud, pour définir collectivement des alternatives au modèle dominant.

Quatre objectifs spécifiques 2008-2010

- Renforcer la mission d’éducation sociopolitique des organisations sociales, à travers la potentialisation des personnes relais dans leur capacité d’analyse critique, dans leurs compétences socio-éducatives et dans leur pouvoir d’action tant individuel que collectif.

- Renforcer la qualité des actions éducatives portées par les ONG et les organisations sociales, investies dans le champ des relations Nord Sud, à travers un appui à l’analyse et à l’élaboration des stratégies. institutionnelles, organisationnelles et pédagogiques

- Contribuer au renouvellement des pratiques éducatives et sociales de solidarité internationale par la production de nouvelles connaissances au travers des processus de recherche-action (aller retour théorie-pratique).
- Impulser la mise en réseau des acteurs sociaux belges, européens et du Sud afin d’augmenter la qualité et l’impact des actions menées auprès des citoyens et des décideurs.

Processus d’évaluation

La réflexion sur l’évaluation se poursuit, non seulement à travers les évaluations de nos propres activités mais aussi les évaluations externes et les accompagnements pédagogiques commandités par des organisations. Nous avons pu relever les besoins des ONG en matière d’évaluation, établir un état des lieux des pratiques existantes et capitaliser des méthodes en évaluation d’actions éducatives comme les deux méthodologies en provenance de l’éducation populaire du Nord et du Sud : la potentialisation et la systématisation d’expériences.

Le terme potentialisation fait référence aux principes d’éducation populaire dont le but est de mobiliser un « pouvoir d’action », à partir de savoirs issus de la pratique et de l’expérience. Ces savoirs, souvent non reconnus ni valorisés, y compris par les acteurs eux-mêmes, constituent un « potentiel » que l’on peut faire émerger et à partir duquel s’analyse et se construit l’action.

La « systématisation d’expériences » est une méthodologie développée notamment en Amérique latine permettant d’identifier les apprentissages tirés d’une expérience d’action

En interne, ITECO utilise différentes portes d’entrée et méthodes pour renforcer et mettre à jour ses compétences internes symbolisées par le cycle suivant.

Cycle de renforcement des compétences internes à ITECO

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L’équipe

Tout au long de l’année, l’équipe s’est mobilisée pour mettre en place les activités qui répondent à aux objectifs d’ITECO, pour élaborer les dossiers relatifs aux réformes de cofinancement, pour trouver en interne les formes de fonctionnement adaptées à notre association.

Comme on l’a vu, l’année 2007 a été particulièrement intense avec le programme d’activité à mener à bien, ainsi que l’écriture du programme à venir 2008-2010 et ceci dans des conditions nouvelles de mise en œuvre. Il faut là souligner le très fort investissement de l’équipe sachant que dans le même temps l’équilibre financier demandait une très grande attention pour limiter les dépenses.

2007 a globalement été une année de stabilité en regard des modifications au sein de l’équipe. En effet, les seuls changements concernent Jean Claude Mullens qui a pris un congé sans solde d’un an et la venue à mi-temps de Julia Petri comme formatrice dans le secteur Interculturel. Carine Thibaut a par ailleurs confirmé qu’elle ne réintégrera pas ITECO comme prévu en 2008 car elle a fait le choix de prolonger son engagement auprès d’une ONG active en en Haïti.

Ceci étant, les évolutions du contexte financier et le besoin d’une adaptation du fonctionnement administratif et financier ont amené ITECO à débattre d’une réorganisation de ce secteur qui sera mis en place début 2008 et qui s’est traduit avec le renouvellement du poste de responsable administratif et financier fin décembre 2007.

Ces évolutions se retrouvent dans l’organigramme suivant représentant la répartition des travailleurs, des tâches et des fonctions et qui assurent une meilleure proximité entre les tâches d’appui et le travail des formateurs.

Organigramme en 2007

Chafik Allal 1 etp Secteur interculturel : coordination et formateur Docteur en sciences appliquées et diplômé en journalisme, expérience en enseignement et en formation d’adultes notamment interculturelle.

Namur Corral 0.3 etp Secteur interculturel : formatrice Licenciée en psychologie et science de l’éducation, expérience en éducation permanente au Chili, en formation interculturelle, en éducation au développement, en animation auprès des organisations de femmes.

Antonio de la Fuente 1 etp Secteur publications et site : coordination et formateur Diplômé de sociologie, licencié en communication, expérience en évaluation, en formation de formateurs, coopérants et animateurs, en coordination rédactionnelle, dans l’enseignement.

Marie-Agnès Van Gehuchten 0.1 etp Secteur administration et logistique : documentation et appui logistique Assistante en psychologie pour enfants retardés, activité de secrétariat à ITECO depuis 1987.

Brigitte Gaiffe 0.5 etp Secteur évaluation : coordination et formatrice Licence d’anglais, Master’s of literature, maîtrise en gestion, expériences dans l’enseignement, en développement local, en formation pour adultes et en évaluation.

Xavier Guigue 1 etp Secrétaire général (dont coordination équipe pédagogique et administrative) Ingénieur agronome, diplômé en droits de l’homme, expériences dans le développement rural, l’éducation à la citoyenneté, la formation d’adultes.

Annick Honorez 0.5 etp Secteur éducation au développement : formatrice Assistante sociale, licenciée en communication sociale, expérience en animation (économie sociale, jeunes, éducation au développement), évaluation, formation, enseignement, théâtre didactique.

Adélie Miguel Sierra 1 etp Secteur éducation au développement : coordination et formatrice Licenciée en politiques et pratiques de formation, expériences en coordination de projets, en formation pour adultes (éducation permanente coopération) en accompagnement méthodologique et systématisation d’actions éducatives.

Corinne Mommem 1 etp Secteur éducation au développement : formatrice Licenciée en mathématiques, certifiée en dynamique de groupes et méthodologie du projet, expériences dans l’enseignement, en éducation populaire et en éducation au développement.

Bienvenu Nsiona di Vunda 1 etp Secteur administratif et soutien logistique : accueil, administration et comptabilité Diplômé en comptabilité, expérience associative et en gestion administrative

Paola Peebles Vlahovic 1 etp Secteur Agents de développement : coordination et formatrice Secteur interculturel : formatrice Licenciée en sciences politiques et en droits de l’homme. Expériences dans l’enseignement, en gestion de programmes de coopération au développement, en campagnes d’éducation au développement.

Julia Petri 0.5 etp Secteur interculturel : formatrice Pédagogue, expérience de formation d’adultes et de formation de formateurs au Brésil, dans le milieu associatif et public au Brésil.

Jean Claude Mullens En congé sans solde Secteur interculturel : formateur Licencié en anthropologie, agrégé en sciences sociales et politiques, expérience en formation pour adultes, formation et animation interculturelle.

Michel Goffin 0.5 etp Administration finance Assistant social, expérience en coordination, en éducation permanente et dans l’enseignement.

L’association

Si l’intention est toujours de se renforcer et de rapprocher adhérents et membres de l’équipe, sa mise en œuvre n’est pas toujours facile. Suite au départ de l’Assemblée générale de Gérard Karlshausen et de Claudine Drion, tous deux fort appréciés mais malheureusement très engagés par ailleurs, il a été décidé de redemander confirmation et engagement des membres existant (comme le prévoient les statuts) pour concentrer l’Assemblée générale (AG) autour des personnes pouvant renforcer ITECO.

Pour prolonger et préparer le travail d’ITECO, la deuxième Assemblée générale de 2007 intitulée « Développement, croissance ou décroissance ? » a choisi de s’interroger sur le courant de la décroissance et sur le type de développement qu’induisent les pays émergents tels que la Chine, l’Inde ou le Brésil. Ce temps de réflexion s’inscrivait entre deux numéros d’Antipodes qui abordaient ces questions, ce qui a permis de réunir outre des membres de l’AG, quelques auteurs et lecteurs de la revue.

Le Conseil d’administration (CA) a fonctionné régulièrement tout au long de l’année pour aborder les questions financières, de règlement du travail, de local, et définir avec l’équipe les perspectives à venir. Cependant son effectif, les disponibilités et la répartition des compétences en son sein, ne permettent pas un suivi et un accompagnement suffisant, en particulier en regard des souhaits de l’organisme de crédit, Credal, qui a proposé un éventuel appui par un bénévole.

Organisation en interne

Les mises au vert Cette année, l’équipe et les membres du CA ont participé à trois mises au vert pour :
- Faire le bilan de l’année écoulée,
- Analyser la situation économique de l’association,
- Revoir le contenu de la vision et de la mission d’ITECO (voir en annexes Vision et Missions) et continuer à construire un langage commun entre les membres de l’équipe et
- Construire la programmation 2008-2010.

(Ce rapport d’activité et certaines annexes reprennent une partie du travail réalisée au cours des mises au vert).

Le mode d’élaboration des prises de décision

Commencé en 2005, un processus de réflexion a abouti en 2006 à l’écriture d’un texte adopté par l’équipe et présenté en l’AG de mars 2006. Ce texte a servi de cadre au fonctionnement interne d’ITECO. Les pratiques n’ont pas encore pu être évaluées comme prévues. L’occasion en sera donnée avec l’évolution des postes de travail en 2008.

Composée des coordinateurs de secteur et du secrétaire général, elle a pour mission de faciliter les réunions d’équipe (par un travail de préparation ou de suivi) et de répondre à des questions d’organisations pratiques. Elle est essentielle pour assurer la transversalité entre les différentes activités que mène ITECO. La régularité des réunions doit être trouvée en tenant compte des agendas de ses membres.

La coordination intersectorielle et les réunions d’équipe

Composée des coordinateurs de secteur et du secrétaire général, la coordination intersectorielle a pour mission de faciliter les réunions d’équipe (par un travail de préparation ou de suivi) et de répondre à des questions d’organisation pratique. Elle est essentielle pour assurer la transversalité entre les différentes activités que mène ITECO. La régularité des réunions doit être trouvée en tenant compte des agendas de ses membres.

A raison d’une rencontre toutes les deux semaines, l’équipe se retrouve pour s’informer mutuellement et aborder les questions de fond qui interrogent ITECO dans la mise en œuvre de ses activités.

Chaque secteur structure ses activités. Ainsi le secteur Education au développement et le secteur Interculturel se sont réunis régulièrement afin d’organiser la planification des activités, de traiter les nouvelles demandes, de socialiser l’évaluation de leurs activités. Parmi les pistes explorées au sein du secteur Education au développement, citons la recherche d’équilibre entre les compétences, les souhaits et les disponibilités de chacune, la nécessité d’un renforcement et d’un apprentissage mutuel, une meilleure articulation avec le secteur Evaluation.

Autour de la revue Antipodes, son comité de rédaction établi les sommaires et prends en charge une grande partie des articles des numéros publiés en 2007.

L’équipe

En référence à ce qui a été décrit ci-dessus, la vie de l’équipe s’appuie sur :
- un mode d’organisation allant de la prise de décision aux questions du fonctionnement quotidien qui soit respectueux des diversités, démocratique, participatif (réunions d’équipe, groupe intersectoriel, groupes de travail, cellules pédagogiques, mises au vert...).
- des processus adoptés par l’équipe (mode d’élaboration des prises de décision, dynamique des réunions d’équipe).
- une coordination des secteurs et des activités, des passerelles entre secteurs qui méritent d’être intensifiés, des activités d’appui aux formations.
- des moyens informatiques en évolution : un réseau intranet avec sauvegarde et back up, une note d’entretien du parc informatique, un accès « place publique » pour mettre en commun les fichiers utiles à tous.

Fonctionnement pratique

L’accent a été mis en 2007 sur une clarification de la situation financière d’ITECO en analysant son évolution sur plusieurs années et sur un montage du budget des activités à venir en interrelation avec l’équipe.

La question des locaux a été abordée à plusieurs reprises à la fois pour examiner les besoins de l’association et les perspectives d’une installation plus économe.

Le parc informatique évolue avec un renouvellement des postes vétustes (vétusté qui arrive bien vite dans ce domaine) et pour compléter l’installation existante.

Schéma institutionnel d’ITECO

Le schéma suivant montre les principales fonctions des différents lieux où s’élaborent les activités d’ITECO en termes de préparation, de proposition, de décision, de coordination, de répartition du travail et de mise en œuvre.

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Les enjeux des cofinancements

L’agrément relatif à l’éducation permanente

Suite à l’introduction en 2006 du dossier de demande de reconnaissance relatif au soutien de l’action associative dans le champ de l’éducation permanente, ITECO a reçu son agrément pour les années 2007 et suivantes. Il s’agit en regard du décret du 17 juillet 2003 de favoriser « l’analyse critique de la société, la stimulation d’initiatives démocratiques et collectives, le développement de la citoyenneté active et l’exercice de droits sociaux... dans une perspective d’émancipation ». Sur l’ensemble de ses formations, environ 10 mille heures/participants y sont inscrites, répondant aux critères retenus par le décret.

ITECO défend la spécificité de sa démarche qui vise à croiser éducation au développement et éducation permanente afin :
- de permettre à ceux qui œuvrent dans le champ de l’éducation permanente à « travailler les questions d’ici à la lueur des réalités de là-bas et des problèmes mondiaux ».
- d’interroger les acteurs de l’éducation au développement à propos du champ de l’action sociale pouvant être mené ici.

En contre-partie, du fait de nouveaux critères dans les cofinancements, certaines activités bénéficiant auparavant des subsides relatifs à la formation des cadres n’ont plus été éligibles en 2007 à ce type de financement.

La réforme du cofinancement et l’agrément programme de la DGCD

ITECO s’est inscrit dans le processus de la réforme du cofinancement, tout en affirmant sa vision et ses missions. Cela nous a amené à analyser certains aspects de la réforme et des mécanismes mis en place en regard du projet et des activités d’ITECO.

ITECO a pu alors exprimer son positionnement vis à vis des enjeux de la réforme, entre autre à travers sa participation au sein des groupes sectoriels de l’Acodev. Nous y avons défendu la place des ONG qui offrent leur service dans leur domaine de compétence aux autres ONG pour défendre l’amélioration de la qualité des initiatives en faveur du développement et de la solidarité internationale. ITECO a aussi défendu l’éducation au développement comme un processus éducatif global dont la dimension Nord-Sud est un élément constitutif déterminant, et qui se réalise tant au Sud qu’au Nord.

Nos choix sont difficilement compatibles des mécanismes mis en place par les pouvoirs publics et qui oblige à faire cadrer les activités des ONG à l’intérieur de deux volets distincts : le volet nord et le volet Sud.

En matière d‘évaluation, la démarche d’ITECO privilégie l’évaluation des processus, les méthodologies d’évaluation apprenante ou d’auto-évaluation et l’ouverture vers d’autres outils issus d’un regard croisé entre éducation populaire et éducation au développement comme la systématisation. D’un autre coté, les critères d’évaluation retenus par la DGCD axés « résultats » s’appuient principalement sur l’outil du cadre logique. Il y a là tout un champ d’investigation pour trouver des outils d’évaluation les plus adaptés aux pratiques d’éducation au développement.

Concernant plus précisément l’agrément programme, l’arrêté Royal du 14 décembre 2005 prévoit son octroi sur la base d’un rapport d’expertise indépendant. ITECO s’est inscrit dans ce processus appelé screening tout en analysant et apportant un éclairage critique sur les choix qui sous-tendent la démarche.

L’équipe a pris le temps de rassembler les éléments demandés justifiant les résultats atteints par ITECO. S’ajoute à ces démarches l’investissement de l’équipe pour mettre en valeur les activités d’ITECO 2006 dans son rapport transmis à la DGCD.

ITECO a déposé un nouveau dossier auprès de l’Union européenne visant au « renforcement des compétences en méthodologies d’apprentissages et d’évaluation en éducation au développement » qui, bien qu’ayant obtenu plus de 84.5/100 n’a pu être retenu.

Le travail de réseau au niveau belge et européen

Objectif général

Aborder la question de « quelle éducation pour quel développement » est une entreprise qui exige l’apport et la confrontation de différentes analyses, compétences et expériences. C‘est pourquoi, ITECO favorise des échanges d’expériences et d’apprentissages, la construction de stratégies éducatives communes et l’élaboration de recommandations politiques transversales par un travail en réseau entre les organisations.

ITECO s’implique activement dans la consolidation de synergies entre
- les ONG belges d’éducation au développement afin qu’elles se dotent de cadres de références pour défendre une vision commune de l’éducation au développement dans le secteur de la coopération
- les ONG et les autres secteurs éducatifs belges afin d’enrichir les différentes pratiques éducatives de nouvelles thématiques et méthodologies, et développer des actions communes
- les acteurs de l’éducation au développement belges et les acteurs de l’éducation populaire du Sud afin de placer les préoccupations du Sud au cœur des enjeux de l’éducation au développement
- les acteurs de l’éducation au développement belges et les ONG européennes afin de défendre une meilleure reconnaissance de l’éducation au développement et consolider les différentes modalités d’action.

Les activités

Le collectif européen Polygone

Polygone est un collectif européen d’éducation au développement, qui a été créé dans l’objectif de débattre sur le rôle que peut jouer l’éducation en tant que pratique transformatrice dans différentes sociétés du Nord et du Sud. Polygone regroupait quatre associations européennes : ITECO en Belgique, Cidac, Centro de informação e documentação Amílcar Cabral, au Portugal, Hegoa, Instituto de estudios sobre desarrollo y cooperación internacional, et Cip, Centro de investigación para la paz, en Espagne. Cette dernière ne fait plus partie du réseau, la fondation qui gère le Cip ayant changé ses orientations stratégiques.

ITECO a contribué avec les autres membres de Polygone au projet Processus sur le long terme de Formation de formateurs en éducation au développement (LTT), en tant que partenaire et par sa participation à l’équipe pédagogique. Ce processus de formation a impliqué une trentaine de participants de tous les continents.

L’équipe pédagogique du projet a préparé et réalisé le quatrième séminaire LTT à Madrid en mars 2007. Ce séminaire d’une semaine avait pour objectif d’amener une réflexion autour des pratiques de systématisation d’expériences et d’évaluation en appliquant concrètement des deux approches au processus de formation. Sci et Quinoa ont participé à ce séminaire. Ils ont organisé en septembre des rencontres de mutualisation des acquis du LTT, rencontres auxquelles ITECO a participé. ITECO a assuré le suivi individuel, la supervision des activités virtuelles et du projet pratique de six participants.

En mai 2007, l’équipe de formateurs a évalué le projet LTT ainsi que les membres du Collectif Polygone. En octobre 2007 a eu lieu l’évaluation des dix ans de partenariat de Polygone. ITECO n’a pas pris part à la rédaction du document final du projet LTT. En effet, les orientations prises par Cidac pour sa rédaction ont limité celui-ci à un descriptif de ce qui a été fait sans en dégager des outils conceptuels et transmissibles.

Deeep

ITECO est partie prenant du Development education exchange in Europe Project, et membre du consortium avec Dea (Grande Bretagne), Ucodep (Italie) et Taksavaarki (Finlande).

Acodev

ITECO s’implique activement au sein de la fédération francophone, Acodev, dont il est membre. Il contribue à la définition des critères de qualités des activités d’appui au secteur, assure actuellement la présidence du Groupe sectoriel éducation au développement. Ce Groupe s’est réuni cinq fois. ITECO participe aussi au Groupe sectoriel offre de services puis au Groupe appui qualité. ITECO, au sein de ses deux groupes a été très actif pour défendre les valeurs de l’éducation au développement et les objectifs en matière de renforcement des ONG face aux modifications qu’apporte la réforme du cofinancement.

Autres activités

ITECO a co-organisé et animé la journée « Regards croisés » à Liège, sous l’intitulé « Développement durable, un concept qui nous sert ou nous dessert ? » avec des participants d’ONG, du secteur de l’environnement, socio-culturel ou syndical.

Nous sommes intervenus à Bilbao sur les spécificités de l’évaluation en éducation au développement dans le cadre d’un séminaire sur les besoins d’évaluation des ONG du Pays basque et de Navarre, où une quarantaine de représentants d’ONG étaient présents.

Prolongeant nos investigations sur l’articulation des enjeux de l’éducation populaire et de l’éducation au développement dans une démarche d’évaluation nous sommes intervenus dans le cadre d’une journée d’échanges de pratiques en matière d‘évaluation auprès d’Educasol, plate forme française des ONG d’éducation au développement.

Dans le but de consolider la relation de partenariat entre ITECO et notre partenaire espagnole Ceipaz, Manuela Mesa a rencontré les membres de l’équipe d’ITECO pour mieux connaître l’évolution de ses réflexions et de ses propositions pédagogiques.

Les formations d’ITECO

La formation vise au renforcement des compétences des personnes investies dans le champ de l’action social, du développement et de l’éducation au développement, et à travers elles, de renforcer le pouvoir mobilisateur des organisations auprès des citoyens.

Modalité d’intervention

Au-delà d’un renforcement de capacités individuelles et de compétences professionnelles, qu’il nous semble important de promouvoir, il s’agit, surtout de pouvoir influer sur la capacité des organisations à proposer et mettre en œuvre des actions porteuses de transformation sociale.

Le terme « potentialisation » fait référence aux principes d’éducation populaire dont le but est de mobiliser un « pouvoir d’action », à partir de savoirs issus de la pratique et de l’expérience. Ces savoirs, souvent non reconnus ni valorisés, y compris par les acteurs eux-mêmes, constituent un « potentiel » que l’on peut faire émerger et à partir duquel s’analyse et se construit l’action.

Le fait de privilégier un public essentiellement composé de personnes relais permet de générer un effet multiplicateur de nos formations, puisque ces personnes utilisent, adaptent et exploitent les apprentissages tirés de nos formations auprès de leurs propres publics. C’est ce que nous entendons par « pouvoir d’action individuel ». Mais en outre, ces personnes étant insérées dans des organisations sociales, nos formations sont conçues de manières à questionner et à engendrer des incidences sur les pratiques de ces organisations et leurs stratégies d’action. C’est le « pouvoir d’action collectif ».

En fonction des secteurs dans lesquels ces personnes relais s’investissent et de l’identification de leurs besoins, nous les avons regroupées en quatre groupes principaux, auxquels ITECO apporte une offre de formation spécifique et adaptée.

Il s’agit des :
- Public de jeunes adultes
- Animateurs d’ONG, du secteur socioculturel, formateurs et enseignants
- Travailleurs sociaux (secteur de l’action sociale et socioculturel)
- Agents de développement (ONG, secteur socioculturel, acteurs publics)

Pour chacun de ces publics, nous détaillons :
- l’historique du travail d’ITECO auprès d’eux
- l’évolution du contexte et des besoins des publics
- le résultat attendu et les activités prévues
- la méthodologie
- le suivi et l’évaluation
- la complémentarité et la synergie avec d’autres acteurs.

Nos activités de formation se déclinent suivant plusieurs formes communes aux différents publics :

- Animations ou activités de sensibilisation : il s’agit généralement d’une intervention courte (entre 2h et une journée) permettant une première approche générale de la thématique abordée.

- Formations longue. Il s’agit d’un cycle d’une semaine en résidentiel (parfois réparti sur quatre week-end), construit comme un processus s’appuyant sur un fil conducteur défini. Ces formations se basent sur la dynamique du groupe de participants et sont co-animés par deux formateurs d’ITECO. Quels que soient les publics et les thèmes, ces formations sont considérées comme des formations de base qui permettent de creuser différentes dimensions, de questionner les représentations des participants, de combiner apports théoriques et exercices pratiques.

- Modules courts, en général de deux jours, ils permettent d’approfondir certains aspects plus spécifiques, ils sont destinés aux personnes ayant suivi les formations de base ou ayant une expérience équivalente. Ils s’appuient sur l’analyse des pratiques des participants.

- Ateliers de réflexion, d’échanges ou de capitalisation d’expériences, de durée variables, ils regroupent des personnes partageant des questionnements autour d’un thème donné. Au-delà des apports de personnes-ressources ou d’exercices, un des objectifs est généralement de produire de nouvelles perspectives pour l’action, qui soient transférables et diffusées à d’autres.

- Séances d’expérimentation pédagogique : elles constituent un espace où les animateurs peuvent tester un outil ou une activité, et bénéficier des réactions des autres participants pour améliorer l’outil en question. Cette année, deux séances ont été réalisées en régions, marquant la volonté d’ITECO d’être présent en Wallonie.

Activités

Comme les années précédentes, nous constatons une forte demande des acteurs du Sud à vouloir participer à nos formations. La participation des acteurs du Sud enrichi les formations du fait de leur interactivité : c’est un atout pour dynamiser l’éducation au développement au Nord. D’un autre coté, la formation permet aux acteurs du Sud de renforcer leur propre action et ouvre à de nombreux contacts avec les associations du Nord. Nous cherchons donc à répondre favorablement à ces demandes avec toutes les difficultés que cela représente pour l’obtention des visas par exemple.

L’année 2007 a été plus particulièrement riche en demandes concernant les préparations au voyage et en demandes du monde scolaire favorisé entre autres par l’appui d’Annoncer la couleur. La prise en compte des contextes proches (condition de travail, contexte institutionnel...) et des contextes socio-politiques (prise en compte des dimensions Nord-Sud, compréhension des concepts du développement...) est un élément central des activités de formation avec le public de travailleurs sociaux.

De manière récurrente, nous constatons aussi que de nouvelles demandes en formation nous arrivent par le biais des anciens participants à nos formations, ce qui est un indicateur montrant la pertinence des apports d’ITECO.

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Accompagnements pédagogiques

ITECO propose des activités d’accompagnement méthodologique adaptées aux demandes et besoins de groupes, associations ou institutions qui cherchent à se renforcer dans la conception, la mise en œuvre et le suivi de projets d’éducation au développement et à la communication interculturelle auprès de publics déterminés. Dans ce même esprit, ITECO assure aussi l’encadrement de stages.

Modalité d’intervention

Les accompagnements méthodologiques sont construits dans la durée, sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, en général. Ils comportent toujours une première étape de clarification de la demande et de négociation de la convention entre l’organisation qui en fait la demande et ITECO.

La méthodologie est basée sur les principes pédagogiques d’ITECO :
- La participation : les participants aux accompagnements sont acteurs, impliqués de manière responsable dans le processus et co-constructeurs des savoirs produits.
- L’esprit critique : par le biais de cadres d’analyse, les actions et les acteurs, les dynamiques présentes au sein des organisations sont toujours questionnées de manière critique ; ce qui suscite donc la capacité de se remettre en question, de questionner l’institution, d’éclairer les zones de pouvoir, les contradictions et les tensions. Il s’agit donc d’arriver à nommer ce qui handicape le processus éducatif pour pouvoir le dépasser.
- La résolution des conflits sous-jacents : méthodologiquement, l’esprit critique va de pair avec la pédagogie du conflit. Ces processus peuvent en effet amener à mettre en évidence l’existence de conflits entre personnes ou entre intérêts différents, entre Conseil d’administration et salariés... étape nécessaire pour avancer dans le processus.

Type d’intervention

Selon la demande des organisations, les accompagnements pédagogiques portent sur :
- L’appui à la conception d’outils pédagogiques.
- L’amélioration des stratégies éducatives en éducation au développement des organisations sociales : cadrage de l’éducation au développement, cadrage du développement, cohérence et clarté des objectifs et de la stratégie, connaissance et pertinence vis-à-vis du public.
- L’analyse de tensions institutionnelles des organisations sociales : problèmes de cohérence institutionnelle, de tronc commun, de partage de l’histoire commune, de références idéologiques communes.
- L’appui méthodologique pour la conception et l’élaboration de stratégies et d’outils de suivi et d’évaluation des activités d’éducation au développement. Cet appui peut prendre la forme plus concrète d’ateliers participatifs, selon la demande des organisations.

Activités

Les demandes en 2007 mettent en évidence le besoin qu’on les associations d’être appuyé dans l’élaboration de leur stratégie au niveau institutionnel (vision, mission...), au niveau organisationnel (articulation entre différents départements) et au niveau pédagogique (stratégie d’évaluation, définition objectifs).

Appuis méthodologiques

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Etudes et recherches

Les activités d’études et de recherches se situent à l’amont ou à l’aval des activités de formation, d’évaluation ou d’accompagnement pédagogique ; à l’amont quand elles fournissent des bases théoriques et méthodologiques aux actions à venir, à l’aval quand elles tirent des apprentissages des actions réalisées.

Elles ont pur but d’enrichir le champ de l’éducation au développement et de l’action sociale par des diagnostics de contexte, de publics spécifiques, ou par l’analyse des pratiques afin de les améliorer. Ces études sont menées en dialogue permanent avec les acteurs impliqués par la recherche.

Méthodologie

La recherche-action est une démarche qui entend mener un changement par une pleine collaboration avec les praticiens, en leur faisant établir eux-mêmes le diagnostic du problème et ensuite, construire et tester de pistes de solutions ou mettre au point de nouveaux dispositifs. L’hypothèse d’action est que le changement sera d’autant mieux implanter et pertinent que ce sont les usagers eux-mêmes qui ont défini la situation d’insatisfaction et ont trouve les réponses à celle-ci

La méthodologie suppose une forte implication des personnes du terrain. Ainsi, c’est le collectif, praticiens et chercheurs, qui définit les termes du problème, sur base des expériences des premiers

La théorisation est produite conjointement par le public et le chercheur, ce dernier étant le guide de l’interrogation, le facilitateur de la formulation et l’éventuel fournisseur d’informations conceptuelles. Le travail se fait donc « avec » et « pour » le public.

Les résultats et recommandations des recherches seront socialisés à travers la publication de notre revue trimestrielle Antipodes et notre site Internet.

Activités

L’atelier « Education populaire éducation au développement : regards croisés pour le changement social et politique. Comment apprendre de nos pratiques ? » a servi de base à la formalisation d’un document de synthèse élaboré par Majo Hansotte.

« L’éducation populaire et la pédagogie pour le changement social » et dans le cadre de l’élaboration d’un document final, ITECO a approfondi l’analyse de pratiques éducatives des mouvements sociaux actifs au Nord et au Sud et la contribution de ces pratiques aux objectifs de changement social de ces mouvements.

A propos des « Changements de comportements en formation », ce sont des éléments théoriques sur les processus de changement et les résistances possibles qui ont été étudiés, notamment en situation de formation. Ces apports ont été rassemblés sous forme de dossier diffusé en interne.

Des apports nouveaux relatifs à la formation Médias et éducation au développement ont été rassemblés et synthétisés.

La formation continuée, indispensable pour répondre aux besoins de l’équipe, encore trop faiblement développée, se concrétise à travers les cellules pédagogiques, des ateliers ou formations thématiques ou des participations à des formations extérieures

- Ont été abordés en cellules pédagogiques les outils en formation courte en éducation au développement et en interculturel, les apports des différents projets portés par le Collectif Polygone.

- Des formations en interne ont contribuées à avancer sur les questions image et interculturel, média et diversité...

- La participation à des formations externes a permis d’approfondir les questions de temps de travail en regard au droit des travailleurs. D’autres thèmes ont été approfondis comme développement durable et droit, droit et interculturalité, l’approche systémique à l’occasion de l’accompagnement de Quinoa, la question de la qualité chez les ONG.

Les productions d’ITECO

Travaillant et ayant développé une expertise dans le champ éducatif, nous sommes convaincus que la manière de présenter un message ou d’amener une réflexion est toute aussi importante que son contenu. Une des manières de renforcer la qualité et la pertinence des actions éducatives en éducation au développement est donc d’élaborer, de proposer et de promouvoir des outils, des techniques et des supports qui parlent aux publics, leur permettent de se questionner mais également de s’exprimer, de débusquer les stéréotypes plutôt que de les renforcer et de construire des modalités d’action plus porteuses et créatives. La conception de ces outils est intimement liée aux différentes modalités d’intervention d’ITECO : utile pour les activités de formation ou d’accompagnement, elles en sont aussi le produit à travers les activités de capitalisation et de recherche.

Les dernières étapes, d’écriture et de diffusion, via différents supports, sont souvent celles qui prennent le plus de temps et d’énergie, afin que l’utilisation des outils et les différentes exploitations possibles puissent être réappropriées par d’autres.

Antipodes

Les activités liées à la publication d’Antipodes, le trimestriel d’ITECO, en 2007, ont aboutit aux numéros 176, 177, 178 et 179 publiés respectivement en mars, juin, septembre et décembre. Ils ont été diffusés à travers ce site et à travers d’un fichier d’environ 500 personnes, constitué des participants aux formations programmées par ITECO, des personnes et institutions qui sont abonnées et des organisations membres des réseaux auxquels ITECO participe.

Voici les thèmes publiés dont la version électronique se trouve sur ce site :
- Le prix de la croissance à tout prix (pays émergents et agrocarburants) en mars 2007
- Développement, croissance et décroissance en juin 2007
- Métiers de la formation (Se dé-former pour agir) en septembre 2007
- Sport et développement (Les deux visages du sport) en décembre 2007

Un répertoire de textes et outils de formation, contenant concepts, grilles d’analyse, exercices et jeux à la base de la démarche de formation d’ITECO en matière de développement, d’action sociale, de rapports entre cultures et de pédagogie d’adultes a été publié sur ce site en décembre 2007, actualisant et complétant des contenus préexistants et devenant ainsi un nouvel outil pédagogique qu’ITECO met à la disposition du public.

Ces éditions ont eu un écho très positif de la part des lecteurs et des participants aux formations et autres interventions d’ITECO. Signalons en particulier les références faites par La Revue Nouvelle à propos du numéro sur le sport et le développement, par l’Agenda interculturelle pour le numéro sur les Métiers de la formation et par le Monde de l’éducation au développement pour les deux Antipodes sur la croissance et la décroissance.

Le numéro sur Sport et développement a trouvé un prolongement dans une rencontre-débat co-organisé avec Justice et paix le 21 septembre. Celui consacré aux métiers de la formation se trouve bien évidemment au cœur de la démarche de formation d’ITECO et particulièrement des formations liées aux activités d’animation et de formation, comme les formations pour animateurs en éducation au développement.

Des nombreuses personnes et associations ont été associées à la production de ces numéros. Citons, à titre d’exemple, l’Université d’été du Deeep et la Coopération suisse pour le numéro sur le sport, le collectif Polygone et les participants aux formations d’animateurs d’ITECO pour le numéro sur la formation, et Attac, Rencontres des continents et Ritimo pour le numéro sur la croissance et la décroissance, InfoSud, l’ONG brésilienne Fase, Solidarité socialiste, Frères des hommes, l’Agence française de développement et le Centre Tricontinental, pour le numéro sur les agrocarburants et les pays émergents.

Le site www.iteco.be

Ce site a poursuivi son développement tout le long de 2007. Sur le plan quantitatif, 118 articles et 160 brèves (278 documents au total) ont été publiés.

Il a reçu au total 156 486 visites soit une moyenne mensuelle 2007 de 13 041, le double de la moyenne mensuelle 2006.

D’après le moteur de recherches Google, 905 pages provenant de www.iteco.be ou ayant un lien vers le site étaient directement accessibles. Sur Yahoo, près de mille liens renvoyaient sur le site.

L’animation au quotidien du site à permis de répondre à 369 demandes (outils pédagogiques et d’évaluation, publications, jeux et exercices, information sur des formations, contact avec d’autres acteurs, questions conceptuels sur le développement et l’éducation pour adultes), ainsi que la traduction (français, anglais et espagnol et portugais) de certains documents. En outre, plus d’une cinquantaine de commentaires aux articles ont été reçus.

Evaluation externe des médias d’ITECO, Antipodes et le site www.iteco.be

Les médias d’ITECO ont fait l’objet d’une évaluation externe en 2007. Voici les principaux extraits :

Outre l’évaluation interne au sein de l’équipe d’ITECO, une évaluation externe a été demandée en 2007.

Cette évaluation visait à :
- Etablir la complémentarité entre les médias d’ITECO ainsi que le degré de satisfaction des lecteurs en rapport avec leurs intérêts.
- Une lecture d’ensemble sur les données statistiques disponibles.
- Et une appréciation des fonctionnalités du site www.iteco.be.

Le rapport sur les fonctionnalités du site a été rédigé par Jean-Marc Hardy et celui sur le degré de satisfaction des lecteurs ainsi que sur la complémentarité des médias d’ITECO par Mary Odile Lognard.

Voici les principales conclusions concernant la satisfaction des lecteurs et la complémentarité entre les deux médias :

« Les avis des lecteurs de la Revue Antipodes sont très positifs sur le contenu de la revue : tant le choix des dossiers traités, que la manière dont deux - ci sont abordés sont perçus de manière très positive par l’énorme majorité des lecteurs. De même, les sujets traités correspondent à leurs attentes.

« On retrouve la même satisfaction chez les visiteurs du site web, dont le contenu est moins homogène, plus diversifié et qui s’adresse à un public plus large. Malgré cela, les visiteurs sont également très satisfaits.

« Si presque tous les abonnés d’Antipodes connaissent le site web, l’inverse n’est pas vrai : ils ne sont que 45 % d’utilisateurs à connaître la revue. Il y a sans doute des possibilités d’augmenter la notoriété de la revue Antipodes, de mieux l’identifier comme un contenu distinct du site web.

« Un autre enseignement de cette évaluation est que 70% des visiteurs du site sont pour la moitié d’entre eux, peu assidus. Si cela s’explique en partie par le fait que les gens arrivent sur le site « par hasard » il y a là une grande marge de manœuvre pour fidéliser les visiteurs au site web : le mettre dans ses favoris, y revenir régulièrement.

« Les personnes qui visitent le site web le plus souvent sont les lecteurs d’Antipodes.

« Cela nous amène à dire que le lien entre Antipodes et le site web fonctionne bien : les abonnés connaissent le site web (83%), ils le fréquentent souvent (40%) ; alors que l’inverse est moins vrai : seulement 45 % des visiteurs du site connaissent Antipodes.

« Les lecteurs Antipodes font partie d’un cercle plus restreint autour de ITECO que les visiteurs du site, qui sont un public plus large ; mais ce public plus large est sans doute preneur de plus de contacts avec ITECO et pourrait être plus fidélisé par la voie du site web. Ceci constitue sans doute un défi pour les années à venir.

Pour ce qui est des fonctionnalités du site :

« Le site d’ITECO a déjà atteint une certaine maturité : un contenu consistant qui se renforce à un rythme soutenu, un référencement perfectible mais déjà très efficace ainsi qu’un système de navigation et de gestion de contenu solide et cohérent. En revanche, l’environnement graphique, l’architecture de contenu, les formulaires interactifs et les formats d’accroche sont des points qui méritent d’être améliorés.

Activités d’évaluation

ITECO répond aux demandes des organisations qui souhaitent un regard critique pour améliorer ou réorienter leurs actions. L’évaluation peut porter sur un programme, un projet, une action spécifique, des outils pédagogiques, des modalités de concertation.

Identifier la demande en est la première étape. Prendre connaissance du contexte, des enjeux et des questions que se pose l’organisation permet de préciser les dimensions sur lesquelles portera l’analyse et de s’assurer que l’évaluation pourra être utile. La méthode est donc choisie ou construite avec l’organisation qui a fait la demande.

L’évaluation dans cette perspective consiste à intégrer le point de vue des acteurs concernés pour récolter et systématiser des informations pertinentes en vue de permettre une meilleure prise de décision à l’aide de méthodes et techniques qualitatives et quantitatives.

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