19 février 2013 2013

Invitation à une conférence gesticulée sur la ruralité à Wépion ce 30 mars 2013

ITECO a le plaisir d’inviter le 30 mars 2013 à la conférence gesticulée d’Hervé Chapplais, de l’association d’éducation populaire française L’engrenage.

« Rurals, ou la convergence des rustres »

C’est un croquis de vie qui raconte le rural et plus encore la ruralité populaire et ses liens avec les mixités sociales issues des exodes et des migrations… l’histoire d’une vieille barrière en bois, de classes sociales, de stères de bois, de dominations symboliques et de verrues. En marge des discours sur l’aménagement et la dynamique des territoires et des terroirs, cette conférence gesticulée traite de l’opposition rural-urbain comme une de ces fausses oppositions à deux balles destinées à nous divertir, nous détourner de la disqualification des cultures populaires qu’elles soient de campagne ou de quartier.

Ce samedi 30 mars 2013, à 20 h, à La Marlagne, Chemin des Marronniers, 26 à 5100 Wépion.

L’entrée est gratuite, mais les places sont limitées. Nous prévenir de votre venuececileimberechts@iteco.be.


Une conférence gesticulée, c’est quoi ?

On peut définir la conférence gesticulée comme la rencontre entre des savoirs chauds - savoirs « illégitimes », savoirs populaires, savoirs politiques, savoirs de l’expérience… savoirs utiles pour de l’action collective… - et des savoirs froids - L’université publie d’excellentes analyses politiques, sociologiques, sur tous les sujets dont nous avons besoin… Sur la culture du capitalisme, sur le social, sur l’insertion, sur l’école, sur la Ville… L’idée de la conférence gesticulée est celle d’une transmission, qui n’est jamais autorisée, jamais organisée : la transmission de l’expérience collective, (c’est-à-dire politique) que nous emmagasinons au fil de notre expérience.

Et la conférence, c’est sur quoi ?

« Le rural globalement c’est sympa. C’est la nature, c’est la campagne, c’est les racines, ça ressource, malgré que, des fois, ça pue et qu’y a rien à faire... et puis le rural, c’est pratique... pour semer des carottes, faire du VTT, épandre du lisier, faire « pousser » des chèvres, stocker des ordures, faire de la randonnée, construire un aéroport, se mettre au vert, exploiter du gaz de schistes, monter des chambres d’hôtes, se lancer dans l’éolien, aller d’une ville à une autre, pratiquer le yoga, faire du business immobilier, bosser dans le télétravail, vendre de l’authentique...

Disqualification comme élimination pure et simple.

Disqualification comme folklorisation et stigmatisation.

Alors que la casse plus ou moins réussie des solidarités populaires en campagne comme ailleurs se poursuit, certaines populations tentent pourtant de résister à la loi de la jungle néolibérale. Pour gagner ensemble le maquis, dépassons les jugements de classe et prenons le chemin creux de la convergence des rustres.

Itinéraire de l’illusoire ascension sociale d’un fils d’ouvrier rural trempé dans des petites bourgeoisies... En bref, l’histoire d’un cul entre deux chaises.