26 octobre 2006 2006

Mangas, henné, capoeira, pourquoi faire ?

Démonstration de capoeira, exposition de mangas et des tatouages en henné ce mardi 31 octobre entre 13h et 14h, au Foyer culturel de l’AGL, rue des Wallons 67, à Louvain-la-Neuve.

Originaires de pays du Sud, mangas, henné et capoeira provoquent un vrai engouement en Europe. Chacune de ces pratiques a son origine et ses valeurs propres. Mais ces dernières perdent peu à peu de leur valeur.

Les mangas

Le mot manga signifie image dérisoire ou esquisse rapide. En japonais, le terme désigne les bandes dessinées en général. Chez nous, par contre, il définit un domaine un peu plus précis : les bandes dessinées japonaises. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les mangas existent depuis près de deux siècles. Ce qui explique leur important encrage dans la culture japonaise. Pourtant, ils n’ont été introduits en Europe qu’en 1978. Au Japon, le marché de la bande dessinée touche une grande part de la population et engendre une importante activité économique. A l’inverse de chez nous, le manga y est davantage considéré comme un objet de grande consommation que comme un objet de valeur à collectionner et à conserver.

Le henné

Le terme henné, au départ, désigne un arbuste qui provient du Maghreb. Aujourd’hui, il recouvre différentes pratiques, comme le tatouage ou la teinture. Le tatouage au henné est une coutume très ancienne, pratiquée à des fins esthétiques et religieuses.Traditionnellement, ce sont les femmes musulmanes qui se tatouaient au henné. Ces tatouages les aidaient notamment à entretenir la croyance qu’elles peuvent, à travers cette pratique, surmonter les épreuves du foyer et de la vie en général. Aujourd’hui, cet art se répand dans le monde entier et devient accessible à toutes et à tous. Cependant, en s’universalisant de la sorte, cette pratique perd de sa signification première.

La capoeira

La capoeira est apparue au Brésil, aux alentours du 16e siècle. A cette époque, les colons portugais employaient des esclaves noirs, venus notamment du Zaïre, d’Ouganda, de Mozambique et d’Angola. Ces esclaves étant fortement maltraités, ils apprenaient à se battre et à se défendre en se cachant sous les aspects d’une danse rituelle et musicale. C’est ainsi qu’est née la Capoeira. Au Brésil, de nos jours, la capoeira est devenue un art et un sport national. Elle revête entre autres une fonction de socialisation pour les enfants des rues. De plus, cet art naissant leur a permis d’acquérir une certaine valeur culturelle et morale. Aujourd’hui, la capoeira est un art qui s’est étendu jusqu’en Europe. Un nombre grandissant d’écoles enseignant ses techniques ouvrent leurs portes.