30 janvier 2012 2012

Profession spammeur

Le lot des sites fréquentés comme ITECO.be est la visite fréquente des spammeurs, intéressés qu’ils sont de mettre leur publicité non souhaitée à la porté des lecteurs. Ils investissent pour cela l’espace des commentaires qui se trouve au pied des articles et des brèves.

Celui-ci est ouvert à tous puisque, dans le cas de ce site, la modération des commentaires se fait a posteriori, ce qui veut dire que l’animateur du site vérifie leur contenu et élimine ceux qui contiennent des injures ou des expressions racistes. Il fait de même avec le spam, la publicité non souhaitée.

Il y a quelque temps, le spam était surtout l’œuvre de robots, programmés par des vendeurs à la déontologie sous les chaussettes pour déposer des annonces là ou les statistiques de fréquentation son significatives. Un exemple, parmi tant d’autres :

« Implants de cheveux calvitie et chute de cheveux greffe de cheveux »

Nous avons donc dû mettre sur pied un système plus ou moins automatique d’effacement de ce type de pollution informative.

Dernièrement, ces opérateurs commerciaux semblent avoir changé de stratégie, délaissent les robots et font désormais appel à des êtres humains en chair et en os. Ceux-ci laissent des commentaires passe-partout qu’ils signent en y ajoutant leur publicité. Un exemple, parmi tant des messages que nous devons effacer chaque semaine :

« Pour commencer merci pour ces remarques tout autant lucides et intéressantes. Sans critiquer certains points auraient pu comporter plus de précisions notamment dans la conclusion. C’est juste une façon de souligner que je suis empressé de lire la suite. Obtenir le pneu pas cher »

De temps en temps, néanmoins, le spammer ne peut s’empêcher de lire l’article et de faire connaitre sa réaction, sa vraie réaction. Dans ce cas-ci, après avoir éliminée la publicité nous laissons le commentaire, comme dans cette brève sur les affres de McDonald’s en Bolivie, face à laquelle, Nicolas, le spammeur de service, a laissé ce commentaire :

« En s’installant dans un pays où le repas local coûte trois fois moins cher que Macdo, macdonald’s a commis sur ce coup là une grave erreur (stupide) de stratégie, puisque le but d’un fast food reste de proposer une nourriture rapide à manger mais aussi et surtout pas chère ! Faillite méritée, donc. »

Pour ne pas le vexer, nous ne citerons pas la marque pour laquelle il travaille.