Le show de la poubelle

Mise en ligne: 21 novembre 2008

Inégaux devant la consommation, inégaux devant les déchets

Origine
Magasins du Monde-Oxfam.

Objectifs
Mettre en rapport l’inégale répartition des richesses, la consommation et la production de déchets.

Matériel

  • La poubelle (non triée) de l’endroit où le jeu à lieu.
  • Cinq chaises
  • Dix barres de chocolat, symbole des richesses de ce bas monde.

Déroulement de l’animation

1. Présentation de l’activité.

2. Représenter la population du monde à travers cinq joueurs : chaque joueur représente 20% de la population.

3. Représenter la répartition des richesses à travers les chocolats distribués aux cinq joueurs : 83% ; 11% ; 3% ; 2% ; 1% des richesses pour chacune.

4. Amener la poubelle, la vider, la fouiller et pointer les types de déchets et les problèmes associés :

  • Déchets par an par personne : Etats-Unis : 900 kg ; Union européenne : 400 kg ; Tiers monde : 70 kg.
  • Les déchets ménagers et industriels (chimiques, électroniques riches en cadmium, plomb et mercure) sont des objets de commerce et de longs déplacements (vieux cargos vers Asie et Afrique). Leur recyclage est souvent nocif pour les travailleurs mal équipés, pour les sols, les nappes phréatiques et l’air. D’où la nécessité de maîtriser la consommation.
GIF - 36.8 ko

Trouvé dans la poubelle, les chiffres

Papiers

  • Un million de photocopies pour 300 élèves.

Bouteilles plastiques d’eau

  • Coût de l’eau en bouteille : 230 fois plus chère que l’eau du robinet.
  • Consommation d’eau par personne et par jour : Etats-Unis : 600 litres ; Union européenne : 300 litres ; Pays en voie de développement : 15 litres.
  • 20% de l’humanité (1,2 milliards de personnes) n’a pas accès à l’eau potable.
  • 40% de l’humanité (2.6 milliards) n’a pas accès à des installations sanitaires de base.
  • Eau en bouteille et pollution : déplacements-plastique-déchets.
  • Privatisation de l’eau et accès à l’eau pour tous.
  • Utilisation de l’eau pour la production de nourriture : pour un hamburger de 150 grs. il faut 2400 litres d’eau.

Tartines et autres nourritures

  • Un quart de la nourriture produite est jetée sans avoir été consommée.
  • La moitié du pain produit dans une ville comme Vienne, par exemple, est jetée tous les jours.
  • 15% de l’humanité (1 milliard de personnes) vivent avec moins d’un dollar par jour.
  • 12.5% de l’humanité (800 millions de personnes) ne mangent pas à leur faim.
  • Dans une école parisienne : 4.6 tonnes sont gaspillées chaque année (23 kg sont jetés chaque jour).
  • En Wallonie, chaque citoyen produirait entre 15 et 20 kg de gaspillage alimentaire par an.
  • Les grandes surfaces jettent de la nourriture pour maintenir les prix. Le prix de la nourriture est bas mais l’exploitation de la terre et des hommes est grande.
  • Surproduction et dévalorisation de la nourriture et de l’agriculture.

Aluminium

  • Exploitation de bauxite entraîne des déforestations de grande ampleur.
  • Extraction de l’alumine de la bauxite par électrolyse consomme beaucoup d’énergie.
  • La production d’aluminium émet des vapeurs toxiques pour la végétation et l’eau.

Canettes de coca-cola

  • Deux milliards de dollars de dépenses publicitaires par an.
  • 1,2 milliards de canettes ou bouteilles par jour, soit 12.500 par seconde !
  • 400 marques de boissons.
  • 12 heures de travail par jour en Haïti pour un salaire de un euro.
  • Trois litres d’eau pour fabriquer un litre de coca-cola.
  • Violation des droits des travailleurs : répression des syndicats en Amérique du Sud, salaire inférieur au minimum légal en Haïti.
  • Pollution des sources d’eau et des sols : En Inde, rejet d’eaux contaminées, déchets secondaires fournis comme engrais aux paysans, forte utilisation de pesticides. Déshydratation des communautés. Surexploitation et privatisation des ressources en eau, précieuses pour de nombreuses communautés.
  • Guerre du marketing : matraquage publicitaire avec comme cible chacun d’entre nous.
  • Augmentation croissante de l’obésité chez les jeunes.
  • Des distributeurs dans les écoles via des contrats d’exclusivité.